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Le Moulin du Partegal date du XIVème siècle. Un aqueduc romain alimentait sa roue à augets activant les engrenages en bois de la meule. Il a été remis en activité en 1939 par la famille RICCA.
Huit ouvriers agricoles sont alors embauchés par M. Fernand RICCA, la roue et l'aqueduc sont remis en fonction. Deux équipes de travailleurs se relaient jour et nuit.
 
   
À l'intérieur, le moulin est doté d'une marre, de cinq pressoirs actionnés par les ouvriers sur lesquels les scourtins en jute ou en coco étaient remplis et empilés de pâte d'olives préalablement écrasées par les meules en pierre.
À cette époque l'huile était récupérée à genoux à l'aide de 2 instruments : une casse (sorte de casserole de 2 litres en fer blanc) et une feuille (sorte d'assiette incurvée pour récupérer le restant à la surface de l'eau).
 
   
En 1936, chaque propriétaire payait au moulin une participation "la mouture". Cette "tradition" s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Les dérivés du pressage des olives sont utilisés à différents usages. La peau et la pulpe pressées une seconde fois à chaud produit l'huile de recense, laquelle était revendue aux savonneries marseillaises. Le grignon blanc (des noyaux lavés à l'eau de source) étaient revendus aux meuniers qui en faisaient une farine revendue aux boulangers.
 

Le moulin est traditionnellement au même titre que le café ou le lavoir communal, un lieu de sociabilité méridionale où l'on cause autour du moulinier, sans oublier de surveiller d'un oeil distrait les olives des nouveaux apporteurs.